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Fêtes juives et les chrétiens (partie 2)

LES FÊTES DU PEUPLE JUIF, LEUR IMPLICATION DANS LA VIE DE L’ÉGLISE ET CELLE DES CHRÉTIENS DU DERNIER TEMPS (Partie 2)

Pour faire suite à la première fête, le ''Sabbat'', décrite dans la première série de cette étude, la deuxième fête qui sera étudiée est la fête de Pâques. Cette dernière est présente dans les deux alliances, si pour les juifs c'est une fête solennelle qui est célébrée tous les ans, le quatorzième jour lunaire après l’équinoxe du printemps, en mémoire de leur sortie d’Égypte, pour les chrétiens de la nouvelle alliance, elle est tout autrement puisqu'elle célèbre le fils de DIEU, Jésus-Christ qui s'est fait homme … 

La fête de Pâque de l’Éternel
Lévitique 23 v 4 à 8. Elle est considérée comme l'une des plus grandes fêtes des Juifs: Son nom, dérive de l'hébreu "pèsach", qui signifie passage, soit qu'on l'entende du passage de l'ange exterminateur devant les maisons épargnées des Hébreux, soit qu'il désigne le passage de la servitude à la liberté ou la traversée de la mer Rouge. Quelques auteurs, en le faisant venir du grec souffrir, ont voulu y voir une allusion anticipée aux souffrances du Messie. Cette grande fête porte encore dans l'Écriture les noms de fête des pains sans levain, Luc 22:1; jours des pains sans levain, Actes 12:4; fête des sept jours, 2 Chroniques 30:21; Ézéchiel 45:21; les pains sans levain, Matthieu 26:17; ou simplement et par excellence, la fête, Matthieu 26:5; cf. Jean 5:1.

Le nom de pâque s'applique, soit au passage de l'ange exterminateur, soit à l'agneau pascal, soit au repas où on le mangeait, soit à la fête proprement dite, soit aux victimes particulières qui s'offraient pendant la solennité, soit aux pains sans levain, soit aux différentes cérémonies qui précédaient ou accompagnaient les sacrifices, soit enfin à Jésus-Christ lui-même, qui en a été la réalisation, Jean 1:29; 1 Corinthiens 5:7.

La fête de pâque, dont nous trouvons l'institution Exode 12; Lévitique 23; Nombres 9; commençait le 15e jour du mois de nisan, le premier de l'année sainte; elle était destinée à rappeler l'heureuse délivrance des Israélites de la servitude d'Égypte, Lévitique 23:5-8; Nombres 28:16-25; Deutéronome 16:1-8; cf. Ézéchiel 45:21. Elle durait sept jours, à dater du soir du 14 nisan, Josué 5:10; Esdras 6:22. Le 1er et le 7e jour étaient particulièrement solennels; il y avait alors de saintes congrégations auprès du sanctuaire, et le peuple devait s'abstenir de tout travail servile. Le second des sept jours était le jour des prémices, auquel le peuple devait offrir au sacrificateur une poignée des premiers fruits de la moisson.

Voici quelles étaient les différentes observances dont la célébration de la pâque se composait ou était accompagnée:
Le soir du 14 nisan, entre les deux vêpres, on sacrifiait dans le parvis du sanctuaire un agneau (ou un chevreau) mâle et sans tare, âgé d'un an; on le rôtissait tout entier, et on le mangeait dans la ville sainte, en famille, ou avec quelques amis du dehors, mais toujours en société, de manière qu'il n'en restât rien pour le lendemain. On le mangeait avec des herbes amères, avec des pains sans levain, dans l'attitude et le costume de voyageurs, afin de rappeler toujours la précipitation de la sortie d'Égypte. Pendant toute la durée de la fête, il était défendu, sous peine de mort, de manger d'autres pains que du pain sans levain, appelé aussi pain d'affliction, Deutéronome 16:3, à cause des souvenirs de servitude qu'il rappelait; il n'était pas même permis de garder dans la maison, sans usage, ou pour un usage quelconque, du pain levé ou du levain; et, d'après la tradition, il fallait même tout consommer ou jeter loin dès la veille. 
Chaque jour, au nom de la nation, et pour l'expiation de ses péchés, les prêtres offraient des holocaustes, deux jeunes taureaux, un bélier, sept agneaux d'un an, avec les offrandes non sanglantes qui devaient les accompagner, et un bouc en sacrifice pour le péché, Nombres 28:19; cf. 2 Chroniques 35:1. Quelques Juifs offraient alors aussi des sacrifices particuliers, en gros ou menu bétail, mâle ou femelle, Deutéronome 16:2, suivant l'interprétation rabbinique, à moins que ce passage se rapporte, comme il nous paraît plus probable, aux sacrifices généraux dont on vient de parler. Le second jour, on apportait la première gerbe mûre, avec un holocauste à l'Éternel, Lévitique 23:10, et ce n'est qu'après cette, cérémonie accomplie que la moisson des blés était officiellement ouverte.
Quelques contradictions existent dans la manière dont la fête a été instituée, le but même de cette fête. Elles se rencontrent dans Exode 12, entre les versets 2-13 et les versets 13-20, les premiers semblent ne la rapporter qu'au passage de l'ange exterminateur, et les derniers en font un mémorial de la sortie d'Égypte. Mais c'étaient deux souvenirs qui pouvaient, et devaient se lier étroitement dans l'esprit des Hébreux; d'ailleurs le sacrifice de l'agneau, qui est un signe préservateur dans le premier cas, et pour ce seul cas, n'est point annoncé comme devant être reproduit dans ce sens à l'avenir. La première pâque avait un but spécial, celui de sauver les Israélites dans un danger particulier; l'institution de la pâque en a eu un second plus général, dérivé du premier, celui de leur rappeler l'ensemble de leur délivrance. Dans le premier cas, c'était le moyen de salut; dans le second, ce n'était plus qu'un mémorial, et un mémorial typique. La première pâque n'a pas été ce qu'ont été celles qui l'ont suivie: elle n'a duré qu'un soir, et si, dans les jours suivants, jours de fuite, les Israélites ont encore continué de manger des pains sans levain, ceci a été l'effet de leurs circonstances plutôt que d'un ordre divin; mais Moïse a fait de cette circonstance une ordonnance pour les âges futurs, afin de leur rappeler vivement, par une semaine d'une nourriture grossière et fade, les tribulations de leurs pères.

Parallélisme entre la fête de la Pâque et la vie chrétienne.
Nous qui suivons Jésus, nous observons une pâque spirituelle. Pour nous, Jésus est l’agneau de DIEU qui mourut pour nous sauver de nos péchés, le sacrifice qui enlève le péché du monde (Jean 1 v 29). Notre sentence de mort a été annulée, Christ, notre pâque a été immolée (1 Corinthiens 5 v 7). Nous sommes librement absouts et pardonnés. l’Agneau de Dieu a porté notre péché à notre place avec sa redoutable pénalité. Comme les Israélites de l’ancienne alliance, nous sommes un peuple racheté.

Mike Stéphane E. CHERISIEN 
Rezo Kretyen Beni || RKB



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