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Quelques impacts économiques du nouveau coronavirus

Impacts du Covid-19 sur l’économie mondiale, en comparaison à la récession de 2008.

La crise économique mondiale des années 2007-2012, la grande récession  est une crise qui a touché la plupart des pays industrialisés du globe sauf le Brésil, la chine et l’Inde. Les USA ont été les premiers à être touchés, puis la zone euro.  Cette crise a débuté avec les difficultés de remboursement des ménages américains à faible revenu face aux crédits qui leur avaient été octroyés pour l’achat de leur logement, la crise des subprimes de 2006-2007. Ce qu’il faut retenir pour comprendre la crise, c’est que la banque centrale américaine avait progressivement relevé ses taux qui sont passés de 1 % en 2004 à plus de 5 % en 2006. Les charges financières des emprunts se sont considérablement alourdies, beaucoup de ménages n’ont pas pu tenir le coup. Et les prix de l’immobilier ont fini par retourner à la baisse aux USA. Le prix du pétrole, des produits agricoles, quant à eux ont subi une forte hausse.
Depuis décembre 2019, la Chine fait face à un virus, un nouveau coronavirus, qui contrarie sa croissance économique. Ce même virus est à nos jours répandu dans la quasi-totalité des pays de la planète terre, d’où la forte probabilité d’un bouleversement économique mondial. Ce virus questionne non seulement le système de santé mondial mais aussi la vulnérabilité des pays développés. Les chocs économiques de la Chine en ce début d’année, suivi des difficultés des autres pays du monde à dompter ce virus, freinent la croissance économique mondiale. Tout d’abord, l’économie chinoise qui est devenue une puissance mondiale avec une représentation au PIB mondial à hauteur d’environ, 15% et responsable à elle seule d’une part de 39% dans la croissance économique mondiale a subi un revers pour ce premier trimestre.  Ce revers aurait provoqué, au cours du premier trimestre de 2020, un retard de 4,5% au PIB chinois et de 0,42 % au PIB mondial, selon les économistes de Bloomberg. Dans sa prévision du 2 mars 2020, l’Organisation de Coopération et de Développement Économique a revu la croissance planétaire pour la ramener à 2,4% et avise que si la pandémie devait s’aggraver, il y aurait un scénario beaucoup plus noir. La Chine, de son côté, aurait une croissance réduite à 4,9% durant cette année. À noter, la paralysie des activités économiques de la Chine a des répercussions négatives sur beaucoup de secteurs comme le secteur de l’automobile, textile … La Chine étant le bassin d’approvisionnement du monde.
La crise du Covid-19 touche très fortement le sport et le tourisme. En prônant, le confinement et la distanciation sociale comme moyen d’éviter la propagation du virus. En fermant les ports, les aéroports et en limitant les échanges entre pays, s’adonner au tourisme est impossible à l’heure actuelle. Un énorme coup dur pour les économies où le tourisme y occupe une grande part. Les touristes étant enfermés dans leur maison, limitant leur déplacement ne peuvent plus renflouer ces économies. De plus, l’arrêt des activités économiques presque partout dans le monde, réduiraient le pouvoir d’achat des citoyens du monde et faire du tourisme pourrait être délaissé après cette crise pendant quelques mois. Le sport, aussi a été frappé de plein fouet par cette crise puisque beaucoup d’activités sportives qui devaient rapporter des millions ont été annulées ou reportées, les Jeux Olympiques, l’Euro 2020, la Copa America 2020, Roland Garos, Winbledon, coupe du monde d’athlétisme ... Les championnats de football, de basket, de rugby et autres sont à l’arrêt. Les fédérations cherchent une solution pour remédier à la situation et permettre aux clubs de renflouer leur compte soit par les droit TV soit par des allocations diverses  mais rien est garanti.
Nulle différence n’existe entre la grande récession de 2008-2009 et la crise du Covid-19. La grande récession provenait d’un choc interne, une origine financière, l’effondrement des subprimes, tandis que le choc de la crise actuelle est externe, puisque c’est un problème sanitaire mais qui a des répercussions négatives sur l’économie mondiale. En 2008, la crise avait débuté aux USA et a atteint les autres pays comme les pays européens. En 2020, la Chine a été le premier pays touché puis la planète terre a été touchée dans sa totalité. La solution à la crise de 2008 a été trouvée par les banques centrales qui ont concertées pour abaisser leurs taux et injecter des liquidités. Mais, la solution à cette crise, est-ce le protectionnisme préfiguré dans les annonces du président américain Donald Trump? Quelles sont les issues? Les petites et moyennes entreprises survivront-elles à cette crise?

Mike S. E. CHERISIEN (Steph LeBéni)
Rezo Kretyen Beni || RKB



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